Les poupées

Les vêtements et les accessoires que l’on y associe sont des codes extérieurs de communication qui permettent de déterminer l’origine ethno-sociale-religieuse, ou les états d’âme de chaque individu.

 

Chaque croyance possède sa propre mode vestimentaire. Pour certaine, elle fut imposée au fil des siècles comme ce fut le cas pour les juifs… Du chapeau pointu, à la rouelle, en passant par le Sargeness ou le Streimel, découvrez les coutumes vestimentaires du Moyen-Age au XXe siècle.

Moyen-Age

 

L’homme, habillé d’une tenue non spécifique aux juifs, porte toutefois le chapeau juif aussi connu sous le nom de chapeau pointu. D’abord porté traditionnellement, il fut imposé aux hommes de confession juive après le Conseil de Latran qui exigea en 1215 que les juifs soient reconnaissables de par leurs vêtements pour ne pas les confondre avec les chrétiens. Ce chapeau pointu n'interdit pas d'honorer le Shabbat.

La tunique drapée de la femme n'est pas non plus spécifique aux juives.

XVIe siècle

 

Femmes et hommes portent la rouelle ou la roue. Ce morceau d’étoffe de forme circulaire et de couleur rouge, orange, jaune ou blanc a été imposé aux juifs et aux musulmans par le Pape Innocent II durant le 4ème Concile de Latran (datant de 1215). Ce signe permettait la distinction des juifs (et des musulmans) par les autorités civiles.

Le manteau des deux personnages est long.  Il dépasse le genou c’est pourquoi on l’appelle « robe ». Parfois il a la forme d'une pèlerine avec ouvertures pour passer les bras, des agrafes espacées peuvent maintenir ces fentes.

 

La femme porte un tablier qui est d’apparat.

XVIIe siècle

 

La mode est à la "fraise" qui est un col de lingerie formé de plis, aux capes longues et au chapeau plat chez l'homme.

 

L’habit des femmes est reconnaissable de par la coiffe à deux cornettes.

XVIIIe siècle

 

Cette poupée est habillée avec les vêtements traditionnels des Rabbins du XVIIIe siècle.

 

Il porte un long manteau foncé bordé de fourrure, une large ceinture et un Schtreimel qui est un chapeau de fourrure porté par des nombreux juifs pendant le Shabbat, ou les fêtes religieuses.  

XVIIIe-XIXe siècle

 

Le jeune homme est un colporteur. Il porte un manteau à larges revers, des bottes, un tricorne et traîne avec lui sa marchandise, ses provisions, ses outils.

 

Les colporteurs étaient des vendeurs ambulants qui vendaient leurs marchandises dans les villes et villages. Cette profession était souvent réservée aux juifs car elle était très fatiguante.

La jeune fille est élégamment vêtue de sa guêpière, de manches à demi-longues, d’un tablier d’apparat et est coiffée d’une coiffe haute à dentelles.

XIXe siècle

 

Le marchand de bestiaux se distingue par son sarrau bleu, son bonnet

ou sa casquette, ses guêtres et ses galoches.

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Du XVIIe au XXe siècle

 

La Sargeness est un vêtement tissé de lin blanc et composé d’une robe, d’un couvre-épaules, d’un bonnet et d’un cordon en guise de ceinture. Il peut se porter à plusieurs occasions, comme lors de deux grandes fêtes juives ou de l’enterrement du fidèle.

 

Pour le Rosh Hashana qui est le Nouvel An chez les juifs mais également le Jour du Jugement, les fidèles se vêtent de blanc symbole de pureté et d’innocence.

Pour l’office de la veille du Yom Kippour, les juifs revêtent encore une fois le Sargeness.

Enfin, à son décès, le défunt est revêtu de blanc et recouvert de sa Sargeness. Il doit apparaitre le plus simplement vêtu.