Les Amis du Musée Judéo-Alsacien de Bouxwiller

L’association des Amis du Musée Judéo-Alsacien de Bouxwiller s’est constituée en 1983 sous l’impulsion de Gilbert Weil, pour empêcher l’ancienne synagogue du village d’être détruite et transformée en parking de supermarché.

 

Le principal objectif de cette association, constituée à ce jour, d’une centaine de membres environ, est de promouvoir et valoriser le patrimoine et la culture des juifs d’Alsace.  

 

Après plusieurs années d’obstination le musée ouvre enfin ses portes le 28 juin 1998 et va très vite connaitre un grand succès.

 

L’AMJAB peut également se féliciter de mener des actions pour la connaissance et la "remise en vie" du patrimoine. Sa première action remonte ainsi à 2001, quand l'AMJAB a proposé de faire intervenir - à ses frais - un spécialiste, pour restaurer l'une des plus anciennes inscriptions hébraïques d'Alsace présente sur l'arc d'une entrée de cave de Bouxwiller.

 

De plus, à son initiative et sous la direction du professeur Fr. Luckel, des élèves architectes ont procédé au relevé d'une quarantaine de synagogues rurales.

Un premier "chantier d'été", aidé par ICOMOS (UNESCO), a permis un remarquable travail d'étudiants sur la nécropole d'Ettendorf et un second a aidé à percer le mystère des graffiti hébraïques gravés sur les remparts de Neuwiller-lès­-Saverne.

 

L'Association a sauvé un ensemble synagogue-école-bain rituel à Hochfelden aujourd'hui pris en charge par une association locale.

 

En gagnant un concours européen organisé par la Communauté Economique Européenne (à savoir : 100 projets retenus sur plus de 2000 déposé), l'association a permis d'éviter la ruine de la seule synagogue "cachée" qui subsistait à Pfaffenhoffen. Le bâtiment a été réhabilité et a pu être ouvert au public en 2000.

 

L'AMJAB apporte également son soutien bénévole aux maires soucieux de trouver une réutilisation pour la synagogue de leur village.

Dans toutes les situations, l'association propose un programme rattaché au lieu et reconduisant le caractère juif de l'édifice, en établissant un avant-projet, procédant aux estimations, recherchant un financement, etc. Il en a déjà été ainsi pour celles de Reichshoffen, de Schirmeck…

 

Mais pour l'AMJAB, le patrimoine bâti ne se comprend que replacé dans la culture qui l'a généré. Ainsi la sauvegarde passe surtout par la sensibilisation du public à cette culture, d'où des recherches, des expositions, des articles dans la presse, des conférences en France et à l'étranger, des traductions, des publications.

L'AMJAB s'honore d'avoir été lauréat du "Prix Patrimoine Vivant" de la Fondation de France et d'être soutenu par la Fondation du Judaïsme Français.